Les nouvelles puces d’Apple, un accélérateur IA signé OpenAI, un agent local signé Perplexity et Nvidia, une sécurité renforcée chez WhatsApp et le 35e anniversaire de Linux : voici ce qui a marqué la tech ce mardi 25 août 2026.
Au programme de ce récap : du matériel pour faire tourner l’IA plus vite et chez soi, des décisions qui touchent à ta vie privée et une nouvelle étape dans la guerre des puces. On commence par ce qui t’a peut-être échappé dans la journée.
Apple muscle ses Mac avec les puces M6 et M5 Ultra
Apple a annoncé, de façon un peu surprise avant son événement iPhone habituel, deux nouvelles puces et deux Mac qui vont avec : le Mac mini passe au M6 et le Mac Studio reçoit le M5 Ultra. Les deux sont disponibles en précommande dès maintenant, avec une livraison qui commence le 22 septembre.
Le Mac mini M6 démarre à 899 euros (300 de plus que le modèle M4 de 2024) et gagne de sérieux arguments pour l’IA locale : il intègre de base un Ethernet 2,5 Gbit/s, du Bluetooth 6 et du Wi-Fi 7. Le Mac Studio, lui, grimpe jusqu’au M5 Ultra, avec jusqu’à 512 Go de mémoire unifiée sur certaines configurations, histoire de faire tourner les plus gros modèles de langage sans passer par le cloud.
Ce qui compte pour toi : Apple continue de pousser l’idée que l’IA doit tourner sur ta machine, pas chez un serveur distant. Si tu fais du montage vidéo, de la photo ou que tu testes des modèles d’IA locaux, ces Mac sont pensés pour ça.

Source : Apple
L’annonce est détaillée sur The Verge et sur le site d’Apple.
OpenAI dévoile sa puce Jalapeño, taillée pour répondre plus vite
OpenAI a présenté les premiers benchmarks de Jalapeño, sa puce maison conçue avec Broadcom et destinée à l’inférence, c’est-à-dire à faire tourner un modèle entraîné pour répondre à une requête. Le fabricant revendique des performances nettement supérieures à celles des super-puces Nvidia sur certains tests.
Concrètement, OpenAI annonce que Jalapeño fait 1,5 à 1,9 fois plus de travail par watt que les GB200 et GB300 de Nvidia, tout en réduisant de 1,7 à 3,6 fois la latence sur trois modèles de référence. L’idée est simple : moins d’énergie consommée et des réponses plus rapides, donc des assistants plus fluides et moins chers à faire tourner.
Pour toi, ce n’est pas encore un produit que tu peux acheter : c’est une étape dans la course aux puces qui pourrait, à terme, faire baisser le coût de ChatGPT et rendre les réponses plus réactives. La vraie question reste de savoir si ces chiffres tiendront sur de vraies charges de travail, pas seulement en laboratoire.

Source : OpenAI
OpenAI publie les détails sur son blog et The Verge les a analysés.
Nvidia passe son accélérateur Groq 3 LPX en production
À l’occasion de la conférence Hot Chips, Nvidia a annoncé que son accélérateur d’inférence Groq 3 LPX passe en production complète. Ce composant, issu de la technologie de la startup Groq que Nvidia a rachetée pour 20 milliards de dollars, est conçu pour accélérer la génération de réponses, la partie la plus sensible quand un agent IA travaille en continu.
L’idée est de compléter les GPU Vera Rubin : ceux-ci gèrent l’analyse de longues séquences de texte, tandis que les LPX s’occupent d’émettre les réponses à toute vitesse. Nvidia annonce jusqu’à 3 400 jetons par seconde sur un modèle Gemma 4 31B, soit des tâches d’agents qui se finiraient en minutes plutôt qu’en heures. Le fournisseur de cloud Nebius est le premier client.
C’est une bataille d’infrastructure, mais elle t’impacte indirectement : plus les puces d’inférence deviennent rapides et efficaces, plus les services d’IA que tu utilises peuvent être réactifs et, espérons-le, moins chers.

Source : Nvidia
Les détails sont sur SiliconANGLE et sur le site de Nvidia.
Perplexity lance Portable Computer, un agent IA 100 % local
Perplexity, en partenariat avec Nvidia, a lancé Portable Computer, une version de son agent « Computer » qui tourne entièrement sur ton matériel : à partir d’une machine Linux équipée d’une carte graphique Nvidia RTX avec au moins 24 Go de mémoire, ou d’un mini-supercalculateur DGX Spark. Le modèle, tes fichiers et ton travail restent chez toi, et chaque tâche démarre sur ta machine par défaut.
Le système demande la permission avant d’envoyer une étape à un modèle plus puissant dans le cloud, et un classificateur vérifie ce qui sortirait de ta machine pour détecter les données personnelles. Perplexity promet que le travail fait en local ne consomme aucun crédit, ce qui change la donne pour les agents qui tournent des heures sur des dossiers sensibles.
C’est un pas de plus vers l’IA locale, avec une promesse de confidentialité forte : tes documents financiers, médicaux ou professionnels n’ont plus à quitter ta machine. La version Windows arrive en septembre, et Perplexity a publié un papier de recherche pour expliquer ses choix techniques.

Source : Perplexity
L’annonce est détaillée sur VentureBeat et la page produit sur le site de Perplexity.
WhatsApp remplace ton code à 6 chiffres par un vrai mot de passe
WhatsApp a annoncé mardi une série de nouveautés pour mieux protéger les comptes. La double vérification, qui reposait jusqu’ici sur un code PIN à six chiffres, accepte désormais un mot de passe alphanumérique plus long, avec des caractères spéciaux, donc bien plus dur à deviner.
L’application permet aussi d’ajouter plusieurs passkeys, ces clés de connexion qui utilisent la reconnaissance faciale ou l’empreinte de ton téléphone au lieu d’un mot de passe. Pratique si tu utilises WhatsApp sur un iPhone et un Android. Enfin, les appels venant de numéros inconnus afficheront plus de contexte, comme le pays d’origine ou les groupes en commun.
C’est une bonne nouvelle pour la sécurité au quotidien : le phishing par SMS se fait souvent en volant le code à six chiffres, une brèche qui devient plus dure à exploiter avec un vrai mot de passe ou une passkey.

Source : WhatsApp
Les détails sont sur TechCrunch.
Microsoft met un filigrane invisible dans tes images IA de Paint
Une analyse en rétro-ingénierie a révélé que Paint et Photos de Microsoft, sur les PC Copilot+, intègrent un filigrane invisible dans les images générées en local. Même quand le filigrane visible est désactivé, un identifiant unique (un GUID) est tissé dans les pixels de l’image.
Ce n’est pas du paranoïa : Microsoft envoie le texte de ta requête à un serveur pour le modérer, et ce serveur renvoie un identifiant qui est ensuite incorporé dans l’image. Le filigrane ne se voit pas à l’œil nu mais il permet de tracer l’origine de l’image générée par IA, en plus des métadonnées C2PA déjà annoncées.
En clair, ton « IA locale » sur Windows n’est pas si locale : ta requête passe par les serveurs de Microsoft, et le résultat porte une marque invisible. C’est un exemple de plus de la tension entre l’IA sur ton appareil et le contrôle centralisé.

Source : Xusheng Li
L’analyse complète est sur le blog de Xusheng Li.
Linux fête ses 35 ans, du « simple passe-temps » au cœur de l’infrastructure mondiale
Il y a exactement 35 ans, le 25 août 1991, Linus Torvalds annonçait sur Usenet un petit noyau de système d’exploitation qu’il présentait comme un « simple passe-temps », et qu’il avait failli appeler Freax. Ce noyau de 10 000 lignes de code est devenu Linux, un système qui fait aujourd’hui tourner la grande majorité des serveurs, des smartphones Android et des supercalculateurs du monde.
Le projet a atteint environ 40 millions de lignes de code et reste un modèle d’open source, maintenu par des milliers de contributeurs à travers le monde. L’annonce historique, datée du 25 août 1991, est un moment fondateur de l’histoire de l’informatique.
Pourquoi c’est important aujourd’hui : l’open source que tu utilises chaque jour, de ton serveur maison à ton smartphone, doit beaucoup à ce coup d’envoi. Et c’est aussi l’occasion de rappeler que les plus grandes choses commencent souvent par un projet modeste et ouvert.

Source : Larry Ewing / Wikimedia Commons
Retour sur les 35 ans de Linux sur Tom’s Hardware.
L’Australie bannit les morceaux faits par IA de ses classements musicaux
L’industrie musicale australienne, via l’association ARIA, a annoncé que les titres générés par IA ne seront plus éligibles aux classements officiels, sauf s’ils sont « substantiellement » créés par des humains. La décision vise à protéger les artistes et à empêcher des morceaux synthétiques de squatter les charts.
C’est une réponse à des titres qui ont commencé à apparaître dans les classements australiens, dont un morceau généré par IA qui avait atteint la deuxième place du top des singles australiens. La règle ne tue pas l’IA dans la musique, mais elle oblige à distinguer ce qui est un vrai travail d’auteur de ce qui est purement généré.
Cette décision fait écho à une tendance plus large : étiqueter la musique faite par IA et trancher ce qui est « créatif » ou non. Un débat qui va continuer de structurer l’industrie musicale dans les années à venir.

Source : NumeriBrain (schéma)
La décision est rapportée par le New York Times et par Variety.
À surveiller demain
Les Mac M6 et M5 Ultra commencent leur déploiement : les premières livraisons sont attendues fin septembre, mais les tests des machines vont se multiplier. Côté puces, les chiffres d’OpenAI et de Nvidia vont être passés au crible par des benchmarks indépendants. Enfin, la version Windows de Portable Computer de Perplexity arrive en septembre, et l’on verra si l’IA locale séduit au-delà des passionnés de Linux.
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Recherche, relecture et illustration assistées par IA. Le contenu reflète le travail éditorial de la rédaction.




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