Ton vieux PC de 2011 peut encore faire tourner des jeux récents sur Linux, comme on le voyait déjà dans notre article sur Linux 7.3. C’est aussi la promesse de DXVK-Sarek, un projet open source qui vient de sortir sa version 1.13.0, baptisée « Pacemaker ». L’idée est simple : les cartes graphiques anciennes, qui ne supportent pas les dernières versions de Vulkan, restent capables de jouer à condition qu’on leur donne un coup de main.
Cette mise à jour est l’une des plus importantes du projet depuis longtemps. Elle apporte un mode basse latence, un choix enfin libre de la méthode de compilation des shaders, et une grosse salve de correctifs. Voici ce que ça change concrètement pour toi, sans jargon.
C’est quoi, DXVK-Sarek, et pourquoi ça existe
DXVK est une couche de traduction qui permet aux jeux Windows, écrits en Direct3D, de tourner sur Linux en les convertissant en Vulkan. Le problème : la version officielle évolue vite et exige des cartes graphiques de plus en plus récentes. Résultat, les possesseurs de vieilles GPU se retrouvent exclus.
DXVK-Sarek est une continuation de l’ancienne branche 1.10.x de DXVK, pensée pour ces cartes oubliées. Il reprend les configurations par jeu, les correctifs et un peu plus, pour que les machines anciennes continuent de jouer. Tu peux l’utiliser avec Proton-CachyOS, qui l’intègre directement, sur n’importe quelle distribution Linux.

Source : GamingOnLinux, « DXVK-Sarek 1.13.0 is a big release for older GPUs to play modern games on Linux » — https://gamingonlinux.com/2026/08/dxvk-sarek-1-13-0-is-a-big-release-for-older-gpus-to-play-modern-games-on-linux/
Ce que la 1.13.0 apporte de neuf
Le gros morceau, c’est le mode basse latence et le lissage du rythme des images, avec de nouvelles méthodes de limitation du nombre d’images par seconde. Concrètement, tes jeux répondent plus vite et les saccades se font plus rares, même sur du matériel modeste.
Autre nouveauté bienvenue : tu peux enfin choisir la méthode de compilation des shaders, entre « dyasync », « async » et « none », au lieu d’être coincé avec celle fournie par défaut. Les shaders, ce sont les petits programmes qui calculent le rendu graphique ; mieux les gérer, c’est moins de ralentissements en plein jeu.
Enfin, le module d7vk, qui gère les très vieux jeux Direct3D 3, 5, 6 et 7, passe de la version 1.9 à la 2.1, avec une refonte du pont Direct3D 9. Beaucoup de jeux qui plantaient ou se comportaient mal en 1.12.0 devraient maintenant tourner correctement.
Comment l’essayer
Le plus simple reste Proton-CachyOS, qui embarque DXVK-Sarek. Pour l’activer, il suffit de définir la variable d’environnement PROTON_DXVK_SAREK=1, et d’ajouter PROTON_D7VK_DDRAW=1 si tu veux aussi le support des très vieux jeux Direct3D. Le projet est gratuit et open source, et tu peux le récupérer sur son dépôt GitHub.
Attention, ce n’est pas une baguette magique : les performances dépendent de ta carte et du jeu. Mais pour donner une seconde vie à une machine qu’on croyait bonne pour la casse, c’est une option sérieuse, et qui ne coûte rien.
DXVK-Sarek 1.13.0 prouve une chose : le jeu sur Linux ne se résume pas à acheter la dernière carte graphique. Parfois, il suffit d’un bon projet open source pour que ton vieux PC retrouve le sourire — et toi, le plaisir de jouer.
Sources
GamingOnLinux, « DXVK-Sarek 1.13.0 is a big release for older GPUs to play modern games on Linux » (24/08/2026) — l’annonce détaillée de la sortie et le résumé du changelog.
Le dépôt GitHub de DXVK-Sarek, page de la release v1.13.0 « Pacemaker » — le changelog complet et les notes du développeur.
Le projet DXVK original, le dépôt officiel de Philip Rebohle dont DXVK-Sarek est une continuation de la branche 1.10.x.
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Recherche, relecture et illustration assistées par IA. Le contenu reflète le travail éditorial de la rédaction.




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