Deux ans après la version 2, la distribution Linux Vanilla OS passe à la trois. Celle-ci, nommée Reunion, change enfin la donne pour les machines à processeur ARM et se dote d'un vrai outil de sauvegarde intégré. Si tu n'as jamais entendu parler d'elle, voici pourquoi elle mérite un coup d'œil.
Une distribution qui ne casse plus jamais
Vanilla OS, c'est une distribution basée sur Debian qui utilise un fonctionnement dit immuable. Concrètement, le système garde deux copies de lui-même : il modifie celle qui ne tourne pas, puis bascule dessus après un redémarrage. Si une mise à jour plante, tu reviens simplement à la version précédente au lieu de réparer un système cassé. Le principe existe ailleurs, mais Reunion le rend plus accessible que jamais.
L'arrivée tant attendue sur ARM
Le grand changement de cette version, c'est le support officiel des machines à processeur ARM. Jusqu'ici, Vanilla OS ne tournait que sur des processeurs Intel ou AMD. Avec Reunion, toutes les images sont multi-architecture : tu peux l'installer sur un mini-ordinateur, un portable ou une station de travail ARM, avec une expérience identique à celle des machines classiques. De quoi élargir sérieusement le choix de matériel.
La distribution embarque aussi le noyau Linux 7.1.3 et le bureau GNOME 50, qui n'utilise plus que Wayland. L'écran d'accueil a été rafraîchi, et plusieurs applications par défaut changent : le terminal Ptyxis remplace Black Box, Papers prend la place du lecteur de documents, et Resources remplace le moniteur système.

Vanilla OS 3 Reunion — capture du terminal Ptyxis.
Une sauvegarde enfin intégrée
Le point le plus utile pour un usage quotidien, c'est le nouvel outil appelé Vanilla Continuity. Il s'occupe de sauvegarder tes dossiers personnels, la liste de tes applications Flatpak et les réglages du système, puis de les restaurer quand tu en as besoin. Tu peux stocker ces sauvegardes sur le disque, sur une clé ou un disque externe chiffré, ou sur un serveur distant.
C'est le chaînon qui manquait : le système lui-même était protégé par l'approche immuable, mais tes données, elles, n'avaient pas de filet. Continuity comble ce trou, même s'il reste pour l'instant une simple commande en ligne.
Des builds vérifiables et des logiciels de partout
Autre avancée discrète mais importante : les images système sont désormais reproductibles. En clair, on peut reconstruire une image à l'identique à partir de ses sources, ce qui permet de vérifier qu'aucune modification n'a été introduite en douceur. Seules les images NVIDIA font exception, à cause de la gestion de leurs pilotes.
Côté logiciels, le gestionnaire Apx permet d'installer des programmes venant de plusieurs distributions sans casser le système. Reunion ajoute Debian et openSUSE Leap aux sources disponibles par défaut, et propose une interface graphique pour Apx, désormais distribuée sur Flathub.
Faut-il passer à Reunion ?
Si tu utilises déjà Vanilla OS 2, la mise à jour se fait normalement, sans réinstallation. Il faut simplement être à jour. Si tu découvres la distribution, Reunion est un bon point d'entrée, surtout si tu possèdes une machine ARM.
La distribution reste un choix particulier : le fonctionnement immuable demande un petit temps d'adaptation, et certains outils avancés sont encore en évolution. Mais pour qui veut un système stable, qui ne se casse pas à la première mise à jour et qui s'installe sans prise de tête, Reunion tient la route.
Le mot de la fin
Vanilla OS 3 Reunion réussit son pari : élargir le matériel supporté, protéger enfin tes données et rendre le système encore plus transparent. Deux ans de travail, et ça se sent. Si tu cherches une distribution solide qui te laisse tranquille, c'est un sérieux candidat.
Sources
La présentation de la sortie par Linuxiac, qui résume les changements techniques.
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Recherche, relecture et illustration assistées par IA. Le contenu reflète le travail éditorial de la rédaction.




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