Un tableau de bord holographique de supervision au-dessus d’un serveur maison, illustration pour Uptime Kuma 2.5.

Uptime Kuma 2.5 surveille tes services et se méfie des mises à jour

Uptime Kuma 2.5 ajoute un moniteur NTP, des contrôles plus longs et une règle maligne contre les attaques de la chaîne d'approvisionnement. Mets-le à jour.

Tu veux savoir si ton serveur maison respire encore sans payer un service de supervision ? Uptime Kuma fait ça gratuitement, en local, et sa version 2.5.0 sortie début août ajoute trois choses utiles : un moniteur pour les serveurs de temps, des intervalles de contrôle qui peuvent enfin dépasser trois semaines et une parade intelligente contre les paquets piégés. Le tout reste sous licence libre, avec près de quatre-vingt-dix mille étoiles sur GitHub.

Un délai de quatorze jours avant de faire confiance

La nouveauté la plus maligne de cette version concerne les dépendances du logiciel lui-même. Uptime Kuma attend maintenant quatorze jours avant d’intégrer une nouvelle version d’un paquet npm. L’idée : les attaquants qui publient une version piégée d’une bibliothèque sont généralement démasqués en quelques jours, et ceux qui installent la toute dernière version au moment où elle sort sont les premières victimes.

Le projet est une cible intéressante pour ce genre d’attaque : il tourne à l’intérieur de tes réseaux et garde les identifiants de plus de quatre-vingt-dix services de notification. Un paquet compromis pourrait donc faire beaucoup de dégâts. Ce délai de deux semaines est un exemple de précaution simple que beaucoup d’autres logiciels devraient copier.

Visuel : capture d’écran officielle du tableau de bord d’Uptime Kuma en mode clair. Source : documentation du projet Uptime Kuma, https://uptime.kuma.pet/

Un œil sur l’heure et des contrôles espacés

Uptime Kuma sait désormais surveiller un serveur de temps NTP. C’est le protocole qui permet aux machines de s’accorder sur l’heure, et quand la source dérive ou tombe, les certificats se mettent à échouer et les horodatages des journaux ne correspondent plus. Avant, tu pouvais surveiller la machine qui héberge le service, mais pas le service lui-même.

La version 2.5 relève aussi le plafond des intervalles de contrôle, qui plafonnait à environ vingt-quatre jours. Si tu veux vérifier une fois par trimestre qu’un certificat ou un nom de domaine n’est pas sur le point d’expirer, tu n’as plus besoin de tricher avec un intervalle plus court. Un nouveau tag d’image Docker permet en plus de faire tourner le conteneur sans droits d’administration.

Visuel : page de réglages d’Uptime Kuma, capture d’écran officielle du projet. Source : documentation Uptime Kuma, https://github.com/louislam/uptime-kuma

Des correctifs qui comptent pour de vrai

La version corrige aussi plusieurs problèmes concrets : les badges de statut insérés dans les pages généraient des adresses cassées à cause d’un double slash, le moniteur MQTT accepte enfin les adresses chiffrées mqtts, et les serveurs Steam sont résolus par nom au lieu d’exiger une adresse IP. Les notifications Discord affichent maintenant les horodatages dans le bon fuseau.

Un correctif plus discret mérite l’attention : les colonnes qui comptent les hauts et les bas dans l’historique ont été élargies. Un compteur signé s’arrête à 32 767, et des contrôles fréquents sur beaucoup de machines pouvaient dépasser cette limite, provoquant des trous ou des valeurs absurdes dans les statistiques des journées chargées. Si ton historique avait des bizarreries, c’est peut-être pour ça.

Faut-il mettre à jour tout de suite ?

Oui, et la migration est simple : sauvegarde le dossier de données, tire la nouvelle image Docker ou fais la mise à jour depuis Git, puis laisse le script de migration travailler. Les utilisateurs qui passent d’une vieille version doivent vérifier la documentation, car la sauvegarde au format JSON a disparu au profit d’une copie directe du dossier de données.

Uptime Kuma reste l’outil idéal pour qui veut surveiller ses services sans dépendre d’un tiers : une installation Docker, quelques minutes de configuration, et tu reçois une alerte sur Telegram ou par e-mail quand quelque chose tombe. Avec ce délai de quatorze jours sur les dépendances, il prouve en plus qu’on peut se protéger des attaques de la chaîne d’approvisionnement sans se priver.

Conclusion

Uptime Kuma 2.5 ne révolutionne pas l’outil, il le muscle : un moniteur de plus, des contrôles plus flexibles et une vraie réponse à un problème de sécurité qui empoisonne l’écosystème. Si tu surveilles déjà tes services avec, la mise à jour est indolore. Si tu n’as pas encore sauté le pas, c’est le meilleur moment pour commencer.

Sources

Help Net Security — Uptime Kuma 2.5.0 waits two weeks before trusting a new npm package : https://www.helpnetsecurity.com/2026/08/04/uptime-kuma-2-5-0-cooldown-npm-updates/

GitHub — dépôt officiel Uptime Kuma : https://github.com/louislam/uptime-kuma

Site officiel Uptime Kuma : https://uptime.kuma.pet/

Linuxiac — Uptime Kuma 2.0 Arrives with MariaDB Support, Modern UI Refresh : https://linuxiac.com/uptime-kuma-2-0-arrives-with-mariadb-support-modern-ui-refresh/



Recherche, relecture et illustration assistées par IA. Le contenu reflète le travail éditorial de la rédaction.

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