GIMP, l'éditeur d'images libre qui sert d'alternative à Photoshop depuis près de trente ans, vient de dévoiler la suite de son programme. Dans un point d'étape publié le 16 août, l'équipe détaille ce que préparera GIMP 3.4, la prochaine grande version après la 3.2 sortie en mars. Au menu : un nouveau format de fichiers, une bien meilleure compatibilité avec les projets Photoshop et une édition non destructive qui s'étend enfin partout. De quoi rendre l'outil nettement plus agréable au quotidien, que tu sois graphiste amateur ou simple bricoleur d'images.
Un nouveau format de fichiers pour sauvegarder plus vite
Le plus gros chantier concerne le format de projet. Depuis 1997, GIMP enregistre ses fichiers dans le format XCF, une structure binaire qui commence à montrer ses limites dès qu'un projet devient gros ou complexe. Les développeurs préparent donc un format neuf, bâti sur une structure compressée de type XML, bien plus souple.
Le bénéfice est concret : au lieu de réécrire tout le fichier à chaque sauvegarde, GIMP ne mettra à jour que les parties modifiées. Les sauvegardes deviennent plus rapides, et la porte s'ouvre enfin vers une fonction d'auto-sauvegarde, réclamée depuis des années. Pas de panique pour tes vieux projets : le format XCF reste lisible dans toutes les futures versions, et la compatibilité ascendante est une priorité affichée.
Les fichiers Photoshop mieux accueillis que jamais
Deuxième terrain de travail : les fichiers PSD. Jusqu'ici, GIMP s'appuyait sur la spécification publique d'Adobe, qui n'a plus été mise à jour depuis 2019. Or les Photoshop modernes stockent une partie de leurs réglages dans un format peu documenté, les fameux « Descriptors ». GIMP apprend désormais à les lire, et le résultat se voit tout de suite.
Les calques de texte d'un PSD restent modifiables au lieu d'être aplatis en image, les calques de réglage et les styles de calques récents sont traduits en effets GEGL équivalents, et les formes pleines arrivent en calques vectoriels. Pour qui récupère des maquettes ou des fichiers livrés par un collègue passé par Photoshop, c'est un vrai confort.

Capture d'écran officielle — GIMP, site du projet : https://www.gimp.org/news/2026/08/16/dev-update-august-2026/
L'édition non destructive gagne du terrain
L'autre grande tendance de GIMP 3.4, c'est l'édition non destructive : appliquer un effet sans détruire les pixels d'origine, pour pouvoir le modifier ou l'annuler à tout moment. Les filtres s'appliquent désormais sans destruction sur les masques de calque, et l'outil de dégradé peut être ajouté à la pile d'effets comme n'importe quel autre réglage, prêt à être réordonné ou retiré.

Capture d'écran officielle — GIMP, site du projet : https://www.gimp.org/news/2026/08/16/dev-update-august-2026/
Même les calques non raster, comme les groupes ou les calques de texte, acceptent maintenant certains filtres sans dialogue. Combiné à la nouvelle compatibilité PSD, ce mouvement donne à GIMP un fonctionnement enfin comparable à ce que Photoshop propose depuis des années, sans abonnement.
Le reste du menu : pinceaux, interface et performances
Le point d'étape liste aussi une série d'améliorations plus discrètes mais bienvenues : des boîtes de dialogue de fichiers natives sur Windows, macOS et KDE, des curseurs convertis en SVG pour rester nets sur les écrans haute résolution, et un mode de mélange « spectral » pour le pinceau MyPaint qui imite le comportement des pigments réels quand tu mélanges les couleurs.
Côté performances, un bug gênant disparaît : le damier de transparence ne tourne plus avec le canevas, ce qui accélère nettement le dessin et le zoom quand l'image est pivotée. Autant de petits gains qui se ressentent au quotidien.
Quand est-ce que ça sort ?
Ces nouveautés arriveront d'abord dans la première version de développement, GIMP 3.3.2, pas encore publiée au moment d'écrire ces lignes. Si tu es pressé, des versions « nightly » sont disponibles pour tester. Les utilisateurs plus prudents attendront GIMP 3.2.6, prévu dans les prochaines semaines, qui se concentre sur les correctifs de l'actuelle série stable.
La version finale, elle, n'a pas de date. Mais le simple fait de voir l'équipe aligner un nouveau format de fichiers, un vrai support PSD et l'édition non destructive dans la même ligne de mire en dit long : GIMP ne compte pas seulement suivre Photoshop, il compte bien lui voler des utilisateurs. Comme on le voyait avec FFmpeg 9.0, les outils libres de création continuent d'avancer sérieusement.
Sources
GIMP — le point d'étape officiel du 16 août 2026, source primaire
Linuxiac — l'article récapitulatif sur GIMP 3.4
Phoronix — l'annonce du nouveau format de fichiers GIMP
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Recherche, relecture et illustration assistées par IA. Le contenu reflète le travail éditorial de la rédaction.




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