Carte électronique modulaire avec capteurs reliés par nappes, ambiance sombre et néons bleus et violets, illustration éditoriale de la maison connectée.

Kit ESPHome : la domotique sans cloud démarre sans soudure ni code

Kit officiel ESPHome : Apollo Automation et l’Open Home Foundation rendent la domotique sans cloud accessible à tous, sans soudure ni abonnement, à 40 dollars.

La domotique a un problème de fond : la plupart des objets connectés ne vivent qu’à travers le cloud du fabricant, avec un compte, parfois un abonnement, et une belle moisson de données en échange. Le nouveau kit officiel ESPHome, lancé par Apollo Automation avec l’Open Home Foundation, prend le contre-pied complet : tout se passe chez toi, sans cloud, sans abonnement, et même sans fer à souder ni ligne de code.

Vendu 40 dollars (environ 42 euros), l’ensemble s’adresse à celles et ceux qui rêvent de capteurs et de boutons sur mesure sans vouloir devenir ingénieur. C’est probablement l’entrée la plus simple jamais vue dans la domotique qui t’appartient vraiment.

Dans la boîte : une carte, quatre modules

Le cœur du kit est une carte ESPHome C6, équipée de la puce ESP32-C6 d’Espressif. Elle combine le Wi-Fi 6, le Bluetooth Low Energy et la radio Thread, avec le Zigbee possible au niveau de la puce pour les curieux. L’alimentation passe par l’USB-C, avec la possibilité d’y brancher une batterie lithium rechargeable pour des capteurs sans fil.

Quatre modules complètent l’ensemble : un détecteur de présence à infrarouge qui couvre jusqu’à 3,5 mètres, une sonde de température et d’humidité annoncée à ±0,3 °C, un module de notification « Casita » avec dix LED et un buzzer, et un bouton physique pour déclencher des scénarios. Chaque module se clipse sur la carte avec une simple nappe de câbles : impossible de se tromper de branchement.

Le contenu du kit officiel ESPHome : carte principale, quatre modules, nappes de câbles et support.

Photo : le contenu du kit officiel ESPHome (ESK-1), carte, modules et nappes de câbles. Source : page produit officielle Apollo Automation — https://apolloautomation.com/products/esk-1-esphome-starter-kit

Zéro fer à souder, zéro ligne de code

La configuration se passe dans l’application de bureau ESPHome Device Builder, disponible pour Linux, Windows et macOS. On assemble les briques à la souris, l’outil génère le microprogramme tout seul et le déploie sur la carte. Avant, créer son propre capteur demandait de souder, de câbler et d’écrire des fichiers YAML ; là, il suffit d’empiler des modules dans une interface graphique.

Le kit fonctionne en autonome, ou se connecte en quelques clics à Home Assistant pour des scénarios plus riches : allumer la lumière en entrant dans la pièce, être prévenu quand la chambre devient trop sèche, lancer une playlist sur un simple bouton. Comme Radinus, qui garde tes finances chez toi sans compte ni cloud, tout le sel de ce kit tient dans une phrase : tes données ne sortent pas de ton réseau.

Pas un gadget : un projet adossé à la fondation

Le kit n’est pas sorti d’un chapeau. Il a été conçu avec l’Open Home Foundation, l’organisme à but non lucratif qui héberge et finance plus de 250 projets open source de la maison connectée, dont Home Assistant et ESPHome eux-mêmes. Apollo Automation, le fabricant, en est partenaire commercial et reverse la majorité des bénéfices de chaque kit pour financer l’écosystème.

Côté ouverture, tout est publié : schémas électroniques, fichiers de fabrication et configurations de démarrage sont sur GitHub. Tu peux vérifier ce que tu achètes, modifier le matériel, ou imprimer ton propre boîtier. C’est l’open hardware dans ce qu’il a de plus utile : rien ne t’est imposé en boîte noire.

La carte principale du kit ESPHome Starter Kit, équipée du microcontrôleur ESP32-C6.

Photo : la carte principale du kit ESPHome Starter Kit, équipée de l’ESP32-C6. Source : page produit officielle Apollo Automation — https://apolloautomation.com/products/esk-1-esphome-starter-kit

Les limites à connaître avant de craquer

Premier point : deux modules maximum peuvent être branchés en même temps. C’est parfait pour un mini-capteur d’ambiance ou un détecteur de présence, mais ne compte pas équiper toute la maison d’un coup avec une seule carte. Le capteur de mouvement couvre 3,5 mètres : pense plutôt à un coin de pièce qu’à une pièce entière.

Côté logistique, le kit est vendu par un fabricant américain. Les frais d’expédition et la disponibilité varient selon les distributeurs, dont un revendeur français comme Domadoo. L’option sonde de qualité de l’air SEN65, elle, est encore en précommande, avec une expédition annoncée à partir de la mi-août pour les États-Unis.

Enfin, si la configuration se veut sans code, un minimum de curiosité technique reste utile pour brancher la carte au Wi-Fi et la relier à ton serveur. Le kit réduit la complexité, il ne la fait pas disparaître entièrement.

La domotique qui t’appartient enfin

Ce kit ne remplacera pas la box de ton opérateur ni les ampoules déjà en place. Mais il prouve qu’une maison connectée peut se construire sans compte, sans abonnement et sans que tes habitudes partent chez un tiers. La philosophie est la même que celle de Dicio, l’assistant vocal qui tourne sans cloud : le matériel change, la maison reste la tienne.

À 40 dollars, c’est peut-être l’investissement le plus honnête pour goûter à la domotique libre. Et si l’essai te plaît, tu sauras désormais bricoler sans rien confier à personne.

Sources

Apollo Automation, page produit officielle du kit, « ESPHome Starter Kit » — caractéristiques, contenu de la boîte, prix et principes de fonctionnement, consulté le 17 août 2026.

Dépôt officiel ApolloAutomation/ESPHome-Starter-Kit sur GitHub — code, schémas, fichiers de fabrication et configuration ESPHome du kit, licence open source.

Open Home Foundation, site officiel — openhomefoundation.org — principes (confidentialité, choix, durabilité) et périmètre des projets soutenus.

GoodTech, « Un système domotique sans Cloud et sans matériel fermé ? Voici le kit officiel ESPHome », article du 17 août 2026.



Recherche, relecture et illustration assistées par IA. Le contenu reflète le travail éditorial de la rédaction.

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