Tu utilises Claude Code pour coder, mais tout passe par le cloud d'Anthropic ? Si tu travailles sur des projets sensibles — données d'entreprise, code interne, contraintes de conformité — cette dépendance peut poser problème. Anthropic vient de lancer le runner self-hosted pour Claude Code, en bêta publique depuis le 6 août 2026. Une seule commande suffit pour faire tourner les sessions Claude sur tes propres machines.
Un runner sur ta propre infrastructure
Source : Documentation officielle Claude Code — https://code.claude.com/docs/en/self-hosted-environments
Le principe est simple : tu lances la commande claude self-hosted-runner sur tes machines ou dans tes conteneurs, et elles deviennent les hôtes des sessions Claude Code. Les sessions sont démarrées depuis l'interface web, l'app mobile, le bureau ou des tâches planifiées, mais l'exécution se fait intégralement dans ton réseau, à côté de tes services internes, de tes outils et de tes contrôles de sécurité.
Deux modes de fonctionnement sont disponibles. Le mode Fixe maintient un nombre défini de runners toujours actifs, les sessions se répartissent entre eux. Le mode À la demande lance un orchestrateur qui démarre des runners au fur et à mesure des sessions et les arrête quand elles sont terminées. Le choix dépend de ton volume d'utilisation et de ta tolérance au temps de démarrage.
Pourquoi c'est intéressant
Pour les équipes qui gèrent des données sensibles, le cloud n'est pas toujours une option. Le runner self-hosted répond à trois besoins concrets : la résidence des données (tout reste chez toi), l'isolation réseau (pas de traffic vers l'extérieur pour l'exécution), et la conformité réglementaire (utile si tu dois prouver où tournent tes charges de travail). C'est particulièrement pertinent pour les organisations soumises au RGPD, aux normes sectorielles ou aux exigences de leurs clients.
Anthropic précise que le mode hébergé reste recommandé pour la plupart des équipes — il est plus simple à opérer. Le self-hosted est pour celles qui ont des raisons concrètes de vouloir garder le contrôle : réseau interne, outils d'entreprise, contraintes de sécurité. Il faut assumer la responsabilité opérationnelle sur les images des runners, les mises à jour et l'orchestrateur.
Comment y accéder
La fonctionnalité est disponible en bêta publique pour les plans Team et Enterprise. Elle est désactivée par défaut — il faut l'activer dans les paramètres d'administration. La commande claude self-hosted-runner installe et configure le runner sur la machine cible. Ensuite, les sessions lancées depuis n'importe quel contexte (web, mobile, bureau, cron) peuvent être routées vers tes runners.
C'est aussi le bon moment pour noter que la limite hebdomadaire temporaire de +50% sur Claude Code se termine le 19 août. Si tu as construit des workflows qui dépendent de cette hausse, il est temps de planifier le retour aux limites standard. Et si tu utilises le tarif de lancement de Sonnet 5 (2$/10$), il passe à 3$/15$ le 1er septembre.
Les limites à connaître
Le runner self-hosted n'est pas une baguette magique. Il faut maintenir les images des runners, gérer les mises à jour de sécurité, et opérer l'orchestrateur. C'est un engagement d'équipe, pas une config one-shot. De plus, la fonctionnalité est encore en bêta : il peut y avoir des bugs, des limites de performance ou des fonctionnalités manquantes par rapport au mode hébergé.
L'API Compliance, elle aussi en bêta pour Enterprise, s'étend désormais aux sessions Cowork et Claude Code. Les équipes sécurité et conformité peuvent extraire le contenu et les métadonnées des sessions pour audit et eDiscovery via la même clé API existante. C'est un bon complément au runner self-hosted pour les organisations qui doivent tracer l'utilisation de l'IA.
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Recherche, relecture et illustration assistées par IA. Le contenu reflète le travail éditorial de la rédaction.




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